• Agadir

    Agadir

    Dans mon inconscient, Agadir rimait avec chaleur, soleil,plages, vacances.

    Eh bien non ! La première vision que j’en ai, c’est des cargos à l’ancre devant une ville floutée par la brume. En approchant, se dessinent d’énormes jetées protégeant les ports de commerce et de pèche. Un peu plus loin, à coté de la plage se trouve la marina. Son bassin, entouré d’appartement et commerces nous fait penser au Cap d’Agde, avec les marées en plus.

    Images intégrées 1

    Ceci dit, c’est l’Afrique, pays de la débrouille !

    Images intégrées 2

    Est-ce ce premier aperçu qui aura du mal à s’effacer, mais maintenant pour moi cela rime avec publicité mensongère ! Certes la plage est belle. Ici on ne voit clair que l’après-midi, tant la brume matinale est tenace. Certes il fait chaud l’après-midi, même si ce n’est pas la canicule, mais le soir c’est l’hiver , et le brouillard revient !

    Images intégrées 3

     Peut être n’avons-nous pas eu de chance, et peut être était-ce la seule semaine comme cela de l’année ! En tout cas je remercie ma paresse à enlever le chauffage de notre cabine avant. (je devais le démonter avant de quitter Bandol). Ce qui est vrai par contre, c’est que la vie n’y est pas très chère. La Médina du centre ville est occupée par un immense souk. Cela grouille de monde, marocains comme touristes s’y mêlent. En effet, ici c’est une grande ville(plus de 400000 H), mais prisée par les touristes du monde entier. Ici nombre de femmes marocaines ont enfin troqué leur burka pour le jean, et on découvre enfin qu’elles ne sont pas toutes chauves.

    Images intégrées 4

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Enfin, vous l’avez compris, je n’en suis pas fan ! sauf du souk !!!

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8
    Images intégrées 9
    Images intégrées 10
    Images intégrées 11
    Images intégrées 12

    Images intégrées 13Donc, demain samedi, après une petite semaine nous quitterons ce sud marocain atlantique en direction des Canaries. Première étape La Graciosa ou Lanzarote. On décidera en arrivant !

     

  • Rabat Agadir

    Rabat – Agadir

    Ca y est, c’est décidé, ce sera Agadir ! 350 Miles. En fait c’est la chef en second qui a choisi. Je la soupçonne d’avoir pris cette option pour s’éviter une nuit supplémentaire en mer si on allait directement aux canaries. Et puis le Maroc, c’est accueillant, sympathique. Donc réveil, petit déj, puis nous quittons notre place pour aller effectuer les formalités de sortie. Nous sommes prêt à 9h30, mais ne pourrons partir que vers 12 heures. C’est normal, on est en Afrique. Il fallait d’abord attendre que le chien vienne renifler nos kilos de Marie Jeanne, puis que les marins de la capitainerie mettent un peu d’essence dans leur zodiac avant de nous accompagner jusque la passe. Dans le genre « même pas peur », il sont presque aussi fort que moi ! quelques litres, et ca passe !

    Le long du fleuve, nous saluons et photographions les marocains sur la rive. Micheline ira même jusqu’à renvoyer son doigt à l’honneur envers un admirateur très délicat !

    Cette marina était très sympa. Cela m’a rajeunit de plus de 30 ans. Des jetées, une rivière, un bassin, des pontons avec catways… Mais c’est Gravelines (Nord de la France pour ceux qui auraient oublié leur cours de géographie, à l’embouchure du premier fleuve de France : l’AA). Et non, c’était Rabat-Salé.

    Après un petit slalom entre les bouteilles d’eau et de coca flottante servant de flotteur à filets ou casiers, nous voici à retrouver le large, mais au moteur faute de vent.

    Après 2 heures de ce régime, sous le soleil, outre le bruit, tout est super, pas trop de houle. C’était trop beau ! soudain un drôle de bruit !!! Il nous fallait bien une péripétie à raconter ! stop moteur. Tout semble correct. Remise en route, OK, marche avant : OK, mais on avance pas … Stop. Maillot de bain, et je sors le masque et tuba. Le fait d’arrêter le bateau a fait se décrocher une énorme bâche en plastique qui avait du se prendre dans l’hélice. Ouf, baignade avortée ! On repart, tout est OK. Heureusement c’était la journée. Du coup on réfléchit et la prochaine fois, on utilisera la gopro pour diagnostiquer !

    En fin d’après-midi, ziiiiiiiiiip. Vite un poisson. C’est un petit, genre maquereau ! On remet à l’eau, déroule les voiles.
    Ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip, vite un autre. Un peu plus dur à ramener. C’est en fait un thon rouge de 60 cm. Il nous fera quelques repas. La nuit se passera très bien à près de 7 nœuds de moyenne à la voile, mais se terminera avec une houle pas très agréable, qui nous fera remettre le moteur car le vent est parti dormir, lui ! Sous le soleil , on remet les voiles en milieu de journée, mais on se traine à 4 nœuds, qui vont augmenter petit à petit.

    Dans la soirée, le vent est au rendez vous des fichiers Grib. C’est super, Carpe Diem s’ébroue enfin. Puis viendra la nuit, noire, sans lune ni étoiles.

    Ambiance : Pour mieux expliquer aux non marins, Imaginez vous au volant de votre voiture préférée (au hasard, une Porsche) en train de vous amuser sur une petite route de campagne. Génial ! Mais en plus une bâche posée sur le pare-brise, c’est plus fun ! la route vous la voyez sur l’écran du GPS, et en plus les 35 tonnes vous croisent (enfin plutôt 100000 T). Et pour corser l’ensemble, des trous dans la chaussée. Mais c’est encore mieux lorsque le Saint Esprit (Je sais on est dans un pays musulman, mais justement c’était peut être Allah) nous coupe le GPS ! Heureusement, cela ne durera qu’une éternelle dizaine de minutes. Ensuite, le GPS refonctionnera, et on continuera notre jeu vidéo jusqu’au lever du jour.

    A partir de là, on a au moins 8,5 ! Au lycée, ce n’est pas une bonne note, n’est ce pas Alex ! Mais je te rassure, on a très souvent eu plus que la moyenne, et même plusieurs fois plus de 12. Cela nous change des 4 nœuds d’avant Saïdia. 9 nœuds, sans bruit autre que la mer c’est génial, et cela ne nous semblait rien d’extraordinaire, au fur et à mesure que la nuit avance, on s’habitue. On va même croiser un bateau de pèche à moins de 30 mètres, alors qu’il n’est éclairé que d’une malheureuse ampoule faiblarde, adrénaline assurée !

    Les Anglais sont fort, bien meilleurs que nous, qui appellent leur voiliers « She ». Ils savent bien que c’est une femme ! Avant notre départ de Bandol, il y a 5 mois, j’avais fait un carénage express de Carpe Diem mais sans antifouling, afin de lui redonner ses jambes de 20 ans ! Cela a fonctionné quelque temps, mais ce fut malgré tout éphémère. Toutes les femmes le savent, la fraicheur de la jeunesse ne dure que peu de temps. Il est vite nécessaire d’utiliser des crèmes et autres anti-rides. Faute de peinture, poils et boutons noirs sont venus pousser sur carpe Diem. Passée chez l’esthéticienne de Saïdia, Carpe Diem s’est fait une couleur bleue, que j’espère durable. En tout cas, c’est efficace, et ses jambes sont redevenues comme à ses plus belles années. Elle a en fait 22 ans ! En toute fin de nuit, le ciel se dégage quelque peu et nous laisse entrevoir les étoiles à travers son encre noire, puis un petit quartier de lune se réveille. Au petit matin, nous avons dépassé le niveau d’Essaouira. Bientôt Agadir.

    Partis samedi midi, le routage que m’avait prédit l’ordinateur nous faisait arriver mardi matin à 8h08. Nous sommes lundi, et si tout continue comme depuis hier, nous serons arrivés en milieu de journée ! Oui, mais cela c’est la théorie.

    Pratique : le vent baisse, baisse, baisse. Mais la houle reste, plus de 2 mètres encore, mais nous avons bien ralenti depuis ½ heure. Moteur. Nous sommes dans une bouilloire. Le vent tombe complètement. Puis en moins de 3 minutes, alors qu’il faisait grand jour (vers 9h du matin), la brume ouatée et humide nous enveloppe et nous cache l’horizon de plus de 30 mètres. Le radar au repos depuis trop longtemps sera notre guide pour éviter les petits pécheurs. 2 heures après, le voile se lève, ouf… C’est à ce moment qu’une grosse odeur de brulé sort de la cabine. C’était trop simple comme navigation depuis Rabat ! Stop moteur. Plus de liquide de refroidissement dans le circuit. Je remplis avec de l’eau. Remise en route. La fuite, aussitôt traquée est trouvée. Il y a quelques mois (et oui ça passe vite), nous étions en Grèce et j’avais colmaté la même fuite sur une tubulure, grâce  à une durite durement négociée à mon ami Jean-Paul. Lors de cette réparation, se trouvait, à quelques 20 cm sur la même tubulure, une autre durite tenue par 2 colliers. C’est cette même tubulure qui fuit. Malheureusement la fuite se trouve au dessus de l’alternateur. MacGyver recouvre l’alternateur d’une bouteille en carton de jus de fruit qu’il a découpé avec amour ! Sauvés. Le moteur ne chauffe plus, l’alternateur a son parapluie, et on ne consomme qu’une tasse d’eau pour 2 minutes. Plus que 50 miles à faire dans notre bouilloire à 4 nœuds. Finalement le routage était peut être bon ! Soudain MacGyver récidive, et pose un autre collier sur la durite, et la miracle. Plus besoin de parapluie, et on peut accélérer un peu. Il faudra mieux réparer cela plus tard !!!

    Nous arriverons finalement à Agadir en fin d’après-midi, sous un ciel qui ne sait choisir entre gris et soleil après deux nuits blanches ! (sauf pour la marmotte)

     

  • Casablanca

    Casablanca

    En lisant ce petit aparté, vous n’aurez aucun mal à trouver que ce n’est pas  votre écrivain préféré !!!
    loin de moi cette idée d’égaler l’amiral !!! j’espère que vous allez apprécier quand même. Ne zappez pas tout de suite !

    Faute de visiter Marrakech, nous  avons décidé de prendre le train direction Casablanca. Tout au long du trajet, nous avons vu défiler pendant 1h15 un paysage de campagne avec énormément de constructions d’appartements pas finis, de moutons qui broutent dans un no man’s land… et de bidonvilles parabolés.

    Arrivés à la gare, n’ayant  pas trop préparé cette aventure, de ce fait, nous nous laissons alpaguer par un taxi rouge comme il y en a beaucoup ici, et surtout c’est un système de facilité pour nous faire visiter les points stratégiques de cette grande ville.

    Images intégrées 1

    C’est la deuxième fois que nous usions de ce procédé et nous en sommes bien satisfaits avec cette visite guidée hors du commun. En effet, la conduite se fait avec son téléphone portable sur lequel  le taxi local était fier de nous montrer lui-même,
    son père et son frère en train d’égorger son bouc pour la fête de l’Aïd…hum…sanglant…c’est à se demander si le végan ne serait pas une bonne idée à venir…

    Images intégrées 2

    Ainsi ,nous  voilà partis au centre ville de Casa avec ses souks dans des bâtisses style français qui dénotent  avec leurs  toits recouverts de tuiles vertes et arcades, bien achalandés de produits locaux. Sans oublier les odeurs d’épices ainsi que les appels  de prière par les minarets qui entourent chaque place.

    Images intégrées 3

    Images intégrées 4

    Ensuite, nous nous dirigeons vers la mosquée Hassein II en bord de mer, architecture sublime et une place immense avec une vue sur la mer.

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8

    Images intégrées 9

     Ce jour-là, le soleil n’était pas au rendez-vous mais cela n’empêche pas la beauté de ce lieu. Ce qui reste dommage vu l’ emplacement de cette belle mosquée, en face, se trouve une immense place bien pourvus de détritus, odeurs…tout ce qu’on aime, dont on ne se lasse pas et qui nous suit dans cette aventure.

    Images intégrées 10

    Images intégrées 11

    Images intégrées 12 La visite se poursuit toujours avec les commentaires de notre guide-taxi bien contents de nous vanter les bâtiments administratifs dus aux français (poste, consulat, sacré-cœur qui demande à être restaurer…)vers les plages balnéaires où nous retrouvions bien là le côté européen avec ces plages privées et des touristes à gogo. Le passage sera bref  après une halte photo pour une autre plage bien plus belle et typique comme on aime…  tellement que le soleil a refait son apparition.

    Images intégrées 13

    Images intégrées 14

    Images intégrées 15

     Notre virée en ville ne serait pas complète sans  un shopping dans le plus grand centre commercial d’Afrique avec ses 350 magasins assortis de boutiques de luxe sur un étage bien particulier, et les autres boutiques lambdas et des food-courts à n’en plus finir, sur 3 étages, équipé  d’un bel aquarium servant d’ascenseur….

    Images intégrées 16

     Prévoyez  une bonne journée pour faire du léche- vitrines les unes plus belles que les autres.. clin d’œil à titine….

  • Rabat Salé

    Rabat Salé

    L’arrivée à Rabat, derrière le bateau de la marina se passe sous le soleil revenu, au milieu des barques à rames servant à la traversée du fleuve séparant Rabat de Salé.

    Images intégrées 1

    Images intégrées 2

    Les formalités d’entrée sont rapides et courtoises, Ils sont épaulés par leur toutou renifleur : Un berger allemand. Même l’accueil de la marina est au dessus de tous les autres, avec thé à la menthe amené au bateau comme bienvenue. Ici c’est pontons propres et catways. Super cette petite marina, où nous retrouvons (découvrons) les différences dues au marnage, avec une passerelle tantôt horizontale, tantôt en biais !

    La marina se trouve sur la rive droite, coté Salé. Première ballade dans la médina de Salé. Ma petite peureuse accepte de venir dans ces petites rues étroites, peuplées d’arabes. Au début, elle vient à reculons, puis par la suite, ce sera devenu un plaisir de s’y promener et d’y faire ses courses pour quelques dirhams. Salé semble une ville populaire. Certains quartiers sentent bon les effluves d’égouts, mais c’est si typique que c’en est attachant. Un soir, se promenant sur notre parcours de jogging, nous sommes même passés à travers cette grande médina dans le noir, sans autre éclairage que les étoiles et les faibles lumières des habitations ou commerces. Ambiance Afrique ! Le souk commence à s’animer l’après-midi et vit réellement le soir et le début de la nuit. On y trouve tout ! Fringues, fruits et légumes, poulet, viande, porc (non la je rigole !) … Avec les jours passant, et la connaissance des quartiers de ce souk, ce sera devenu un vrai plaisir de s’y promener.

    Un matin nous déciderons de passer le Rubicon, et d’aller à Rabat. (ce n’est pas le Rubicon, mais c’est tout de même une rivière). Pour 2,5 Dhm, nous emprunterons une barque et son passeur qui nous amènera dans l’autre monde !

    Images intégrées 3

    Images intégrées 4

     Autant Salé nous semble besogneuse, pauvre et son nom est bien trouvé. Autant Rabat parait plus riche, entretenue, et pleine de fonctionnaires !  Le souk est organisé, propre, aéré. Ambiance marché du sud de France.

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Les rue sont larges. Cette ville dispose de nombreux ministères, avec les fonctionnaires qui vont avec. C’est une ville agréable pour se promener avec ses grandes avenues, et ses monuments entretenus et surveillés. On peut même faire des affaires : par exemple acheter un Samsung S6 ou un Iphone 6 pour 250 € . Made in China bien sur ! « regarde, c’est marqué ici, Iphone 6, c’est neuf… »

    Et ici comme à Salé, et souvent au Maroc, les plages sont bordées par d’immenses cimetières, parfois entretenus, parfois oubliés.

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8

    C’est ici le premier endroit où nous rencontrons des équipages ayant les mêmes destinations que nous. Ambiance voyage. Hollandais, Suédois, Anglais, et bien sur Français. C’est sympa de reparler anglais, de confronter nos destinations, de prendre les coordonnées pour se joindre aux prochaines escales.

    Il est temps de quitter Rabat-Salé. Il est temps aussi pour mon second, après 5 mois de repos, de faire ses devoirs de vacances. C’est donc elle qui vous emmènera à Casa !

     

  • Atlantique nous voila

    Atlantique nous voila !

    Ca y est, depuis les années que je veux quitter cette Grande Bleue (J’ai réussi avec le temps à forcer ma petite Blonde-Raleuse-Casse-Couilles à comprendre que c’était le mieux pour elle !) . C’est fait.

    Enfin, première navigation en Atlantique.

    Nous avons choisi de partir pour Rabat, si la houle n’est pas trop forte, sinon nous irons à Mohamedia. 136 miles, donc comme galop d’essai.

    Quel plaisir de naviguer sur l’océan ! c’est très différent.

             Le vent tout d’abord, il est conforme aux prédictions des gribs, et cela nous change des approximations Méditerranéennes. Pour cette première navigation, il sera idéalement entre 10 et 15 Nœuds.

            La mer ensuite, la houle est complètement différente, dès quelques miles après le cap Espartel. Elle est plus longue, plus ample, le roulis est moins fort.

    Pour cette nuit en Atlantique la lune est présente du début à la fin. Coup de chance, ou signe du destin ? qu’importe.

    A l’arrivée à Rabat, la houle est encore bien forte, mais les marineros de la capitainerie viendront nous chercher au large pour nous guider à passer la barre au niveau des jetées, et nous montreront le chemin jusqu’à la marina, le long de la rivière. Hier, le port était fermé car au delà de 2 mètres de houle, ils le ferment avec une barrière flottante. Aujourd’hui, ouf il ne restait que 1,8 mètres donc on a pu rentrer, sinon on aurait joué les prolongations jusque Mohamédia !

    Le vrai voyage vient donc de commencer. Jusque maintenant c’étaient des amuses-bouches ensoleillés de Méditerranée.

    De ce fait, nous remercions tous ceux qui par leurs lectures, et/ou commentaires, apprécient nos news. Merci de nous suivre, et de m’encourager à faire mon devoir de dissertation régulièrement. Certains savent que ce n’était pas ma tasse de thé à l’école. Mais comme le bon vin … Dans quelques années le style sera encore amélioré !!!

    Merci aussi, et surtout à ma petite B-R-C-C, d’être là et de partager ces moments ensemble.