• Majorque

    Majorque

    Premier contact avec l’Espagne : Majorque et notamment la cala de Porto Petro à l’est. La côte est bien jolie, découpée, ventée lors de notre arrivée, et truffée de corps mort. Interdiction de mouiller donc. Tant pis, le marinero nous vole 40 € pour que l’on puisse se reposer, aller à terre … Très mignon ici, mais demain nous partirons en direction de Palma sur la cote sud.

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    Jusque la pointe sud est de Majorque, la côte est rocheuse, avec des calas toutes plus belles les unes que les autres.

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    Passé cette pointe, on retrouve des voiliers grands (30 m) et petits (10 – 12 m). Nous nous arrêterons à San Arenal.  Mouillage dans 5 m d’eau sur fond de sable pour nous, mais herbes pour les autres. En petits malins, nous avions visés la très rare plaque bleue claire, synonyme de sable, pour y poser notre pioche ! Visite de la station balnéaire où nous surprenons de nombreux jeunes équipés pour la nuit : seau, pailles XXL, bouteilles pour leurs cocktails. Un nouveau rite ? Explication : une fois arrivés à l’endroit désiré (sur la plage ou l’esplanade), on vide les différentes bouteilles dans le seau, et on boit le coktail, évidemment très alcoolisé, à la paille dans le seau.

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    Cette station balnéaire est très festive, et principalement prisée par les jeunes. Défilés de viande plus ou moins grasse, bronzée, rougie, imbibée, à toutes heures du jour et de la nuit.

    Après cet apprentissage du monde de la jeunesse, nous traversons la baie de Palma pour nous poser à Cala Nous. Nous sommes très abrités du petit vent de Sud par la petite île qui jouxte cette cala. C’est un lieu de sortie à la journée pour les plaisanciers motorisés de Palma, mais le soir ne reste plus que quelques irréductibles voiliers préférant la quiétude de ces mouillages plutôt que les prix racket des marinas. Seul  moyen d’aller à terre, traverser un des hôtels qui bordent la cote sur de nombreux kilomètres.

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    Pour visiter Palma, il faudra donc quitter Carpe Diem à la nage direction la plage, puis douche et habillage, traversée de l’hôtel et bus avec un chauffeur ne connaissant ni anglais, ni français ! Pas simple la communication ici ! (cela sera la même chose partout en Espagne, sauf Ibiza).

    Palma est une grande ville, pleine d’histoire.

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    Après  cet intermède culturel, nous changerons de mouillage pour la cala Portals où nous profiterons
    de l’eau turquoise.

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    L’heure est maintenant venue de viser Ibiza.

     

  • Italie suite et fin

    Italie suite et fin !

    Nous voici donc de retour à Catane pour récupérer Alexandre. Evidement, nous mettons l’ancre au même endroit que lorsque nous étions venus chercher Loïc et Léanna. Les même choses provoquant les mêmes effets, les gardes cotes viendront nous faire déguerpir une nouvelle fois : interdiction de mouiller à moins d’un mile de l’entrée du port. Qu’à cela ne tienne, je vais trouver un morceau de quai libre dans le port, et bien sur gratuit . Nous y resterons le temps de visiter une nouvelle fois cette ville et son (très) grand marché, son marché au poisson …

    Alex est bien arrivé, épais comme un biafrais, mais un biafrais blanc. Cela ne durera pas, le lendemain, il était devenu biafrais rouge en marcel !!!

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    Nous quitterons Catane pour Syracuse, arrivée de nuit, sondeur en panne. C’est idéal pour mouiller l’ancre. Même pas peur ! En fait en arrivant j’ai demandé la profondeur aux voisins de mouillage : une dizaine de mètres. S’en suivra une séquence bricolage pour refaire les connections et tout rentrera dans l’ordre. Heureusement ! Demain on repart pour le sud, nuit prévue à Porto Pallo, mais avant d’y parvenir une petite ile nous barre le chemin. Je décide de passer à terre, mais cette fois CrainDegun fera demi tour car le sondeur ne donnait pas cher de la quille. Joueur, le bonhomme, mais pas trop tout de même !!! Quoique. Une prochaine étape sera Licata, et là arrivée sans Gazoil. Juste le bidon de réserve qui dessèchera le réservoir dans l’avant port, histoire de faire durer le suspens. Sauf que, à Licata, il n’y a pas de station sur le port. Tant pis les bidons feront l’affaire (200 litres c’est lourd tout de même).

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    De là nous allons visiter la cité antique grecque de Agrigento, sous une chaleur grecque évidemment. (cf température de 41° à Poros)

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    S’en suivit une baignade dans la cala del Turkei, voisine et bordée de falaise de craie.

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    Avant Licata, nous avions voulu voir Ragusa où nos amis de Capo Rosso devraient hiverner. La marina est grande, vide, impersonnelle quoi ! Ceci dit nous avons tout de même bu une bonne bière le long de la plage en essayant de déchiffrer les règles d’un étrange jeu de plage se jouant avec un gant-raquette et une balle de tennis. Beaucoup de vie le long de cette belle plage.

    Plus tard nous passerons une folle nuit à Sciacca !  Non, ce n’est pas ce à quoi vous pensez, mais on a tout de même passé la nuit dans tous les sens du lit. Du coup, pour s’en remettre, on investit dans une canne à pèche, moulinet …

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    En route pour Mazara del Vallo, et là miracle, premier poisson. Pas un thon, mais c’est bien sympa de manger son poisson frais.

    Pour cause de coup de vent, nous y resterons quelques jours et feront la connaissance de Marie et Stephane sur leur Outremer « Mr Happy » ainsi que de très sympathiques tunisio-québecquois Mounir et Samia sur leur Sun Odyssée Sea Moon.

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    Nous quitterons la Sicile pour Carlo Forte en sud Sardaigne. 2 jours et 2 nuits, c’est long, surtout pour celui qui dort et celle qui lit (et dort aussi) (j’exagère, Alex lit aussi … son écran de téléphone) ! Soudain juste avant la nuit, alors que le spi est de faction, la canne crie, et en sautant dessus, je m’efforce à mouliner. Super, le premier thon ! C’est un beau bestiaux. Je le ramène à coté du bateau, mais comment le mettre à bord ? Nous n’avons pas de crochet. Ce n’est pas grave, ma blonde-liseuse-dormeuse, a enfilé, en moins de deux, les gants de chantier, et attrape le bas de ligne. 50 cm à tirer pour mettre nos prochains repas à bord, pendant qu’Alex essaie la pèche le thon à l’épuisette par la queue. Et là, patatras ! le bas de ligne casse emmenant avec lui nos espoirs de poisson frais pour lutter contre le scorbut qui pourrait nous guetter lors de cette longue épopée, mais aussi le beau rapala. Du coup, le vent se met aussi à nous faire des tours, et nous devrons continuer au moteur, mais aussi avec la canne au chômage technique.

    Arrivés en Sardaigne, nous sautons dans la première boutique de pèche, acheter rapalas, bas de ligne en carbone …

    Nous partons rapidement pour Majorque tester notre capacité à pécher (le poisson, car le péché devant l’éternel, ça on sait !). Et là miracle (non ce n’est pas blasphémer), c’est un vrai miracle, cri d’appel de la canne, moulinage jusqu’au bateau, et là changement de technique, un manche à balai, un peu de scotch, le crochet du poulpe acheté en Sardaigne, et voici un beau crochet-harpon que ma petite équipière enfonce dans la bouche de ce malheureux, pour le remonter dans le cockpit, et là …

    Cris de victoire de l’homme sur l’animal. S’en suit séquence beuverie pour le pauvre qui ingurgite une dose d’alcool imbuvable (acheté sur les conseils de notre ami Jean Paul, dans le but d’éviter les bactéries dans gazoil), avant de subir quelques opérations à ventre ouvert avec comme scalpel  le plus gros couteau trouvé à bord. Voici quelques kilos  (65 cm la bête) à rentrer au frigo.

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    Par la suite, par deux fois la canne frémit, le moulinage commence, puis le fil s’est délesté de quelques dizaines de mètres, engloutissant notre rêve nouveau poisson ainsi que son rapala. Pas grave, arrivés sur Majorque Puerto Petro), je change le fil pour passer de 6/10 à 9/10. Les thons n’ont qu’à bien se tenir : 50 kg de résistance.

     

  • Zante

    Zante

     En arrivant, nous hésitons entre mouillage et port, mais Agios Nikolaos est petit, et son quai très accueillant grâce à Dimitris qui enlève son bateau pour nous laisser la place. Cerise sur le gâteau, c’est gratuit, avec eau et électricité.

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    Du coup nous irons prendre l’apéritif dans sa Taverna.

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    Le gâteau, ce sera celui de Jean Paul qui fête ses x7 ans chez Dimitris. Un peu ronchon après deux nuits courtes, mais ouf, personne n’a omis de l’appeler, et les péripéties sont oubliées devant l’ouzo et la tablette.

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    A peine amarrés, un papy, sur un triporteur plus vieux que lui, vient nous proposer son miel, huile d’olive, vin, citrons.

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     Le lendemain, les orages prévus arrivent, et zèbrent le ciel d’éclairs certes lointains, mais qui se rapprochent. Petit jogging sous la pluie avec Micheline qui paraissait décidée avant de partir, mais dont la motivation a fondu aves les hectomètres de cotes.

    Dans l’après midi, sous une pluie versée par un bon Dieu pissant et hurlant de colère après le Brexit, (à plus de 35 Nœuds tout de même) c’était un semblant de chaos le long du quai, avec un bateau français, dont la chaine trop courte n’a pas tenue et qui poussait les autres ! séquence dépannage, en slip sous la douche céleste à reprendre les amarres. Quelques minutes plus tard tout était revenu dans l’ordre !!! Dans la nuit, rebelotte, mais moins fort, si bien que je ne m’en suis pas rendu compte !!! Jean Paul, était évidemment sur le pont pour surveiller son ancre et ses amarres. En fait, il n’était plus sur le pont, mais dans l’annexe
    à 2h du mat, pour la vider, des fois qu’elle coulerait.  Le lendemain je vais mettre une 2° ancre pour Jean Paul, inutile, sauf comme thérapie anti-stress ! Quoique …

    Martine : « où es tu Jean Paul ? »

    Question tout à fait inutile : Tout le monde sait bien (sauf Martine qui malgré leurs 22 ans de mariage, ignore encore le passe temps favori de son Jean paul) que dès qu’il a une minute, hormis la sieste, il est en train de vérifier ses amarres, où surveiller la chaine si par hasard l’ancre ne tenait plus. La seule alternative à ces 2 activités, serait qu’il surveille l’arrivée d’un éventuel voisin de quai, qui comme chacun sait, ne sait pas manœuvrer et se prendrait dans sa chaine, ou heurterait Capo Rosso sans avoir
    mis de pare-battages.

    Cette étape ne devait durer que 2 jours, le temps de laisser passer l’orage et Jean Paul fèter son année de plus. De plus Martine était la seule a ne pas avoir de réseau, malgré son super Samsung. Elle finira par trouver un arbre où les communications passaient. Elle put donc continuer ses consultations, et nous rester dans ce petit paradis.

    Visite à ne pas manquer : les Bue Caves.

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    Lundi, nous louons à Dimitris une voiture pour visiter l’ile et sa capitale Zakintos.

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    Paysage aride et sec par endroits

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    Visite à hauteur des blues caves où des belles villas et
    moulins nous attendent dans un panorama époustouflant

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    Petit village où l’on fait une halte pour ses tapis.

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    Arrivée à Zakintos, grande ville agréable avec un port
    d’eaux turquoises

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    Belle place pour virée nocturne et pas loin du centre-ville et du port

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    Zakintos : côté mer où  on recherche un mouillage pour la suite de notre périple

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    Les rues du centre-ville

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    Dans les rues de Zakinthos, Capitale de Zante à 15 km de notre hameau Agios Nikolaos

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    Baie de Laganas : Ibiza made in Greece

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    Nous retournerons ensuite avec le zodiac revoir les Blue Caves

    Le 1° juillet, ce n’est pas sans émotion que nous quittons la Grèce et nos amis Martine et Jean Paul. Quitter est un bien grand mot, car à peine les amarres larguées, je dois aller aider Jean Paul à récupérer ses ancres, et laisse donc Carpe Diem aux mains de ma petite blonde qui s’en sort fort bien toute seule à tourner dans le port, en attendant que je ne regagne le bord. Direction la plage du shipwreck, puis Adieu la Grèce.

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    Au fait, avez-vous remarqué que Carpe Diem a changé de chapeau de soleil ?

    Nous partons pour 280 miles vers Catane.

    Le vent a l’air de nous soutenir cette fois ci, et nous n’utiliserons pas le moteur… Du moins jusque la nuit, car le reste se fera sans
    vent !

    Au petit matin, des dauphins lassés de nous bouder depuis Prevezza, (sans doute avais je heurté leur Ego par mon message sur ce site), viennent jouer à l’étrave de Carpe Diem.

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    Samedi, en fin de journée, me prend l’envie folle de bricoler, et à 150 miles de toute terre, j’arrête le moteur, et redémonte le
    tourteau pour enlever la poulie de l’alternateur d’arbre. Même pas peur de désaccoupler l’inverseur et l’arbre au milieu de nulle part ! (en fait lors d’un contrôle, je m’étais aperçu que l’alignement était mauvais, et l’arbre vibrait énormément, risquant d’endommager le joint tournant, et ce n’est pas vraiment par plaisir que je me salis les mains avec 35° dans le bateau). Retour
    à la case départ, sans cet alternateur d’arbre. Dommage. (1 heure pour tout défaire et tout remonter, je commence à avoir de l’entraînement,ce n’est jamais que la 4° fois que je redémonte cet accouplement depuis notre départ).

    Eole, pour nous féliciter de ce voyage, décidera de nous donner un coup de pouce, et les 60 derniers miles se feront grace à lui, et son souffle puissant (jusque 33N au près, ca réveille !)

    Ptit commentaire de la blonde :  entre JP aux amarres, et le capitaine  la tête dans l’alternateur d’arbre, Martine « où est Jean-Paul ? » et Micheline « qu’est ce qu’il fait encore la tête dans son moteur»,  on est pas arrivé !!!

    Satisfaction du jour : le dessal, qui nous a rempli vaillamment le réservoir laissé vide pour cause de mauvaise eau de Zante.

    Voilà, la page Grèce est tournée. 2 mois superbes se sont écoulés. Une pensée pour les absents, dommage que pour diverses raisons, Jean Pierre et Daniel n’aient pu se joindre à nous pour en profiter, mais je ne doute pas que Moana et Lipari piaffent d’impatience pour rattraper leur retard.

    Après 2 mois de débourrage, Capo Rosso est prêt pour le reste de sa croisière seul. Il a encore un mois pour profiter de ces eaux
    cristallines, avant de rejoindre la Sicile. Bonne croisière à vous deux, et à bientôt (dans quelques mois) dans d’autres eaux au moins aussi idylliques : les caraïbes .

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    Sans oublier les gratouilles de la foufouille