• Tanger

    Tanger

    Au matin, Tanger est devant nous, mais où est le port de plaisance ? Là-bas, un mat ! Un gars nous fait signe, c’est la sécurité. Nous sommes à couple d’une vieille pilotine. Ambiance, odeurs nous ramènent à Saidia, où le ponton était habité par les mouettes, mais elles ne connaissent pas les chasses d’eau ! Cependant ici, rien digne d’un port de plaisance !

    SONY DSC

    SONY DSC

    Ce matin c’est la fête de l’Aid, et les formalités se résument au bureau du port où il n’y a qu’une seule personne.  « C’est 250 Dhm par jour, mais si tu restes une semaine, tu paies 2 jours ou 3 jours »

     A la police, il faudra revenir à 11h ou 12 h.. « le préposé aux entrées est absent : parti choisir le mouton ! »  13 h, il me réveille et nous allons à son bureau, il est pressé car il est seul et un bateau de croisière avec 250 personnes arrive. ¼ d’heure et c’est fait.

    Après une bonne sieste, nous partons visiter cette ville qui devrait être fermée pour cause de fête. A la sortie de la zone portuaire un taxi nous propose de nous faire visiter la ville et ses environs. 1 million d’habitants !

    Images intégrées 1

    C’est un mélange d’Afrique et d’Europe, d’ancien et de moderne, de misérable et de richesse.

    Images intégrées 2

    Images intégrées 3


    Fier de sa ville, il nous montre les beaux quartiers où se trouvent les propriétés du gouverneur, du roi, mais aussi de grandes fortunes du monde. Nous passerons par les quartiers étrangers (Français, Portuguais, Espagnols..), mais aussi par la medina, les quartiers populaires. Très souvent des barbecues s’activent, fête de l’Aid oblige !

    Images intégrées 4

    Balade le long de l’immense plage « Méditerranéenne » de Tanger, bordée d’un espace piétons-ludiques, puis d’immeubles « Européens » sur l’avenue Mohamed 6 qui s’étend sur plusieurs kilomètres.

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Il nous emmène ensuite à l’ouest, depuis le cap Espartel (limite entre la Méditerranée et l’océan Atlantique) où se trouvent d’immenses plages, sur des dizaines de kilomètres.

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8
    Images intégrées 9
    Images intégrées 10

     

    Arrivés à la grotte où Ulysse s’est reposé après ses travaux, nous retrouvons les marchands du temple.

    Images intégrées 12

    Images intégrées 13

    Images intégrées 14

    j’ai ensuite proposé à ma « gazelle » de faire un tour de chameau, mais elle n’a pas osé ! petite trouillarde, même à terre; ou du moins pas téméraire.

    Images intégrées 11

    Le lendemain, mardi nous restons une journée à Tanger, attendant un vent de nord pour nous pousser jusque Rabat ou Casablanca.
    Bien nous en a pris, car il a bien plu.

    Reste que Tanger, bien que ville sympathique, est une arnaque pour les navigateurs : 250 Dhm la nuit à couple d’un vieux bateau désaffecté, sans eau ni électricité ! Je me dois tout de même de nuancer car les parfums sont offerts gratuitement. D’autre part une vraie marina devrait être prête pour l’été 2013, ou bien 2014, ou bien …   ou bien fin 2017. Les pontons sont mis depuis quelques années déjà.

    Incroyable Maroc où des travaux pharaoniques sont entrepris, sans réel besoin, mais qui ne vont pas jusqu’à leur achèvement. On retrouve ici les même démesures qu’à Saidia : une marina énorme pour 50 bateaux.

     

     

  • Melilla

    Melilla

    Une trentaine de miles nous attendent avant Melilla ! Rien de bien difficile, donc nous prendrons bien notre temps avant de partir ce dimanche matin, d’autant plus que le vent est comme souvent, aux abonnés absents !

    Devant l’entrée du port de Nador-Melilla, quelques cargos attendent à l’ancre. Une fois la jetée passée, à gauche le Maroc (port industriel avec fumées et poussières), à droite l’Espagne (port de commerce avec container, ferrys et port de plaisance) entre les deux une très grande plage.

    Images intégrées 1

    Images intégrées 2

    Images intégrées 3

     

     

     

     

     

     

     

    Ici après appel à la VHF, on reçoit une réponse, contrairement à Saidia, mais en espagnol ! pas d’anglais, et pour le français, il faudra attendre que le seul qui baragouine quelques mots soit disponible. Nous sommes placés à coté de la capitainerie, dans une place de 15 m de large !

    Les formalités se résument au passeport, à l’acte de francisation et à l’assurance. Ici le choc viendra du tarif : 10 € par
    nuit. Quand je pense qu’à Bandol c’est 10 fois plus !!! Et ici surveillance permanente par la capitainerie et la Guardia Civil.

    Une fois posés,  comme c’est la fiesta en ville, nous allons visiter cette nouvelle étape de notre voyage. Nous commençons par la vieille ville fortifiée, très jolie, propre …

    Images intégrées 4

    Une petite plage la jouxte, où nous viendrons nous reposer ultérieurement.

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Fortifications et jardins se mèlent en un dédale de petite rues toutes plus restaurées les unes que les autres.

    Cette forteresse est gardée jours et nuits.

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8
    Images intégrées 9

    Images intégrées 10

    Images intégrées 11

    Images intégrées 12

    Images intégrées 13

    Images intégrées 14Vient ensuite le tour de la ville de Melilla, et là quelle étrange sensation de ville morte. Personne dans les rues.

    Images intégrées 15

    Images intégrées 16
    Images intégrées 17

    Images intégrées 18

    Images intégrées 19

    Images intégrées 20
    Images intégrées 21
    Images intégrées 22
    Images intégrées 23
    Images intégrées 24
    Images intégrées 25
    Images intégrées 26

    Images intégrées 27

    C’est pourtant la féria ! En fait la féria c’est la fête foraine, et cela ne commence que le soir, mais nous ne le saurons que plus tard. Qu’à cela ne tienne, nous nous baladons. En retournant vers le port, un brouhaha se fait entendre, c’est un rassemblement de jeunes, étrangement équipés de sac en plastic vert. Est-ce un nouveau rite, ou une secte ?

    Images intégrées 28

    Il se parquent sur un trottoir à coté du port, et commencent à sortir de leurs précieux sacs les bouteilles qui vont leur permettre de faire la fête. Ici ce n’est plus un pays musulman, et l’alcool est autorisé ! Nous décidons donc de suivre quelques uns d’entre eux qui partent vers la ville pour la fête ! Nous sommes comme eux, T-shirt, short, sandales … normal il fait chaud, on ne dépare déparera pas trop, malgré les cheveux blancs de mon petit mousse !

    Une fois revenus en ville, (cela nous fait 18 km à pied cet après-midi), nous suivons un panneau « place del  toros ». c’est par là ! la féria, avec des taureaux !!!.

    Images intégrées 29Devant les arènes, une foule bariolée de jupes andalouses commence à pénétrer. Nous faisons de même, après avoir essayé de comprendre que c’est gratuit. Visite des arènes donc, et là au milieu se trouve une sono, des plantes, des espagnols se démènent pour installer ce qui servira à cette fête.

    Images intégrées 30

    Images intégrées 31Super, nous restons. Une jeune femme du service de mise en place des spectateurs nous fait déplacer car nous avions choisi les gadins des officiels. Pas grave, nous nous déplaçons de quelques mètres. C’est donc comme cela que nous participerons à la messe andalouse, mélangée aux danses et chants flamenco ainsi que défilés de charrette à cheval, mais point de taureaux.

    Images intégrées 32

    Images intégrées 33

    Images intégrées 34
    Images intégrées 36

    Images intégrées 37Nous seuls francophones en shorts et T-shirts, et le reste hispanisant en tenues d’apparat costumes et robes longues colorées ainsi que chaussures à talon de Flamenco !
    Heureusement que même si cela fait un moment que je n’y ai plus assisté, les messes, qu’elles soient en français ou espagnol, sont bâties de la même façon et les prières ont le même refrain. A croire que les prêtres ont appris à les réciter de la même façon avec leur voix monocorde ! Enfin cela fera du bien de se recueillir après les évènements de ce mois d’aout, mais surtout quelle ambiance créée par ce mélange de messe et de spectacle.

    Au soir balade à la fête foraine, où nous dégusterons des sardines grillées pour 4 € à deux. Evidemment nous les accompagnerons d’un litre de sangria.

    Nous sommes venus à Melilla pour récupérer la nouvelle annexe qui devrait arriver dans la semaine. A 10 € la journée, on peut bien passer quelques jours dans cette enclave qui parait bien sympathique. De plus nous prenons de bonnes résolutions, et on se remet à courir. Oui, mais la première fois on est parti à 19 h. Grosse erreur, maintenant on ira pas avant au moins 19h30 ou même 20 h : trop chaud ! l’après midi c’est repos, et la vie reprend en fin de journée.

    Notre jogging quotidien se passe le long de la très grande plage qui nous amène à la frontière marocaine. Ici c’est double rangée de barbelés et miradors !

    Images intégrées 38

    Images intégrées 39

    Les jours passent et toujours pas d’annexe. Il faudrait un livre complet pour raconter tous les espoirs de livraisons déçues.  Je ne reçois par mail que jeudi un n° de tracking (qui n’est en fait que le n° de commande), après maintes demandes à Orange Marine. Vendredi, j’arrive à les joindre au tel, à obtenir le n° du transporteur, de tracking, et l’aveu de leur part que des documents demandés par le transporteur depuis une semaine ne sont partis que ce vendredi. Après appel au transporteur en France puis en Espagne, tout semblerait correct, et le colis devrait être livré en début de semaine. Ouf ! Le week end se passe entre ballades, plage, repos, jogging, mélange de ranceur envers Orange-marine pour ne pas avoir fait son boulot et satisfaction de recevoir l’annexe au plus tard mardi. Lundi en promenade, nous passons chez le transporteur Melilla-Express, qui a bien trace de l’arrivée mardi de mon colis, et qui m’assure le livrer après-demain mercredi, après les formalités de douane. Il veut juste une copie de mon passeport. Aller-retour donc au bateau, photocopie, tout est OK, à demain. Mercredi 13h50, le transporteur m’appelle : problème, je dois aller à la douane pour être inscrit afin de recevoir le colis. J’arrive au bureau à 14h03, c’est fermé depuis 14h00, et demain c’est férié ! « Enfoirés de connards, tu pouvais pas me le dire plus tôt » ! Vendredi matin, à l’ouverture des bureaux (9 h – 14h) je suis reçu par le chef douanier (le seul qui parle français), qui met 45 mn pour photocopier mon
    passeport, et taper 4 lignes où je déclare attendre un colis, tout en me disant qu’il est en train de faire le job du transitaire ! Je file chez mon transporteur qui me demande d’aller chez le transitaire : où ? Il m’emmène voir ce petit con qui assis devant moi relis pendant 10 mn les 4 lignes du douanier avant de nous dire que c’est ok, et qu’il va faire le nécessaire. Heureusement il ne parle qu’espagnol, et la traduction de mes propos est quelque peu censurée par mon transporteur-interprète. De retour au
    bureau du transporteur, on attend le travail de ce connard. Peut être 10 mn, 15 mn, 1h … Je rentre au bateau déjeuner, puis retourne au bureau. Après maint mots de plus en plus imagés, le transporteur finit par compatir ett relance pas moins de 15 fois au tel, notre ami commun. 14 h10, enfin le mail arrive (cela nécessitait au moins 40 seconde de travail). Je pars avec le transporteur dans les locaux où sont entreposés les colis à la douane, et nous devons attendre un collègue de notre ami transitaire. Les locaux ferment à 14h30, et jusque mardi matin (lundi c’est la fète de l’aid). 14h25, un scooter arrive avec les  sésames. Chargement dans la camionnette. Ouf, c’est fini !

    Pas encore. Il faut sortir de la zone portuaire, et il faut qu’un Guardia Civil nous accompagne jusqu’au bateau pour vérifier qu’on va bien partir avec notre colis. Au bout d’1/4 d’heure, le sergent Garcia (à croire que de profil tous les militaires espagnols se ressemblent et ont le même abdomen !) arrive avec son gros 4×4 et nous suit. Arrivés au ponton, on décharge, et il s’inquiète de
    notre départ, voyant que j’ouvre le carton au lieu de le charger. S’ensuit palabres espagnols entre le célèbre ami de Zorro , le transporteur et les marineros de la capitainerie venus assister au spectacle. Gonflage de l’annexe devant les yeux mi-ébahis, mi-énervés de Garcia qui doit attendre que l’on quitte Melilla pour certifier que l’on a embarqué notre précieux colis. Dommage
    pour lui, nous ne partirons que dimanche !!!

    Images intégrées 40Au bout d’un moment, il en aura assez et repartira, mais nous le verrons roder encore plusieurs fois jusque notre départ. Pas grave, nous on s’occupe à faire une belle robe à notre nouvelle invitée.

    Images intégrées 41

     

    Dimanche nous quittons l’Espagne vers le détroit de Gibraltar. Quinze jours à Melilla pour un coup de genou dans un boudin !!!
    c’est long tout de même.

    Quelle sera notre prochaine escale ? Espagne (Ceuta), Maroc (Tanger), Angleterre (Gibraltar) ? Nous verrons bien selon l’heure à laquelle nous serons aux portes du détroit, pour profiter des courants favorables. Si tout va bien, ce sera Tanger, à l’entrée de l’Atlantique. 160 miles. La journée se passe au moteur, aidé des voiles quand on découvre un souffle d’air. 4 h du mat, Ceuta se découvre, puis s’embrume. On est à l’heure.
    Le détroit se passera voile et moteur dans la brume, avec même des pointes au dessus de 9 Nœuds, et parfois des coups de freins à 4 nœuds, parsemés de bouillonnements comme dans une marmite, accompagnés de cargos invisibles. En fait c’est simple, il suffit de conduire avec un volant comme dans Super Mario, en regardant l’écran (merci AIS et radar) pour  éviter les collisions avec les autres (cargos, ferrys, tankers, pécheurs…) et les barrières de sécurité (cote, cailloux, caps …)

     

     

  • Saidia

    Saidia

    Changement de continent, c’est un nouveau monde, et je commence mes découvertes en attendant le retour de ma petite femme pour jeudi à Oujda.

    Maintenant c’est chocs sur chocs :

    • Cette marina immense, sur la plaquette commerciale (3° marina de méditerranée), et effectivement très grande !mais seulement une cinquantaine de bateaux s’y trouvent. Elle est vide !
    • Une armée de vigiles, tous plus polis les uns que les autres, la surveille, et les marins de la capitainerie ne sont pas moins nombreux. Un autre bataillon, de femmes cette fois ci, entretient les plantations.
    •  Ici on parle français. Cela fait plusieurs mois que nous avons quitté la France, et nulle part les gens ne parlent français. Parfois comme en Italie, ou en Grèce, l’anglais pallie à ce manque pour la communication, parfois c’est plus compliqué comme en Espagne, ou personne ne fait l’effort de parler ne serait ce qu’anglais. Ici le long du quai, je n’entends que du français. Cela surprend et fait du bien d’entendre sa langue.
    • C’est l’Afrique. Il faut laisser le temps au temps, ne pas être pressé. Ce n’est pas le pays de l’entretien (poubelles présentes, mais inutilisées, cassées ou à moitié renversées …), les pontons inutilisés sont couverts de déjections de mouettes, bien que gardés par un agent de sécurité.
    • Ici le matin, on dort, et on vit la nuit. Impossible de vouloir manger au restaurant avant 14h ou 15 h, par contre on s’endort au son des musiques cacophoniques des différents bars et restaurants qui jouxtent la marina. En fait, on essaie de dormir, car après la musique c’est un concert des klaxons qui siffle la fin, mais il est alors 4 ou 5 h.
    • Les gens sont très sympathiques, polis et serviables. Sans doutenous ont-ils refilé chez nous les mauvais arabes, et gardé les meilleurs chez eux.
    • Ici c’est un mélange deR12 (Renault des années 70) et R8 (non pas Renault, mais Audi actuelle). J’ai même vu une R8 (voiture à cent mille euros) équipée d’une boule pour tirer le jet ski. Sacrilège !!! Mais aussi, que de nombreuses  voitures immatriculées en France ! (92, 94 …)
    • Melting pot aussi de tenues, entre femmes habillées à l’occidental, et burkas… sur la plage aussi, dans l’eau mélange de burkas et de bikinis !
    • L’euro n’existe plus. Vive le Dirham. Heureusement le change est facile à calculer : 1 € = 10 dirhams. Les distributeurs sont partout pour te donner ces précieux billets.
    • Le téléphone via Free coute une fortune. Nous étions habitués à utiliser notre téléphone comme à Bandol. Ici ce n’est plus possible ! J’ai donc acheté une carte sim marocaine, et là j’ai 5 G° pour 5 €. Moins cher que chez nous ! Il est possible à tout le monde de nous joindre pour presque rien via les applications internet (Skype, Hangout, Whatsapp…)  (très peu consommateur de datas), ou par téléphone sur le n° marocain. Bémol, ici les services VOIP ne fonctionnent pas, donc pas de téléphonie ou visio par internet.
    • Chez nous, on ne voit jamais de drapeau français, sauf sur certains bâtiments publics. Ici partout flotte le pavillon marocain.
    • Ici c’est le pays de la débrouille.

    D’abord une marina immense, mais vide !   (moins de 50 bateaux, et de nombreux jet-skis)

    Images intégrées 1

    Images intégrées 2

    A coté de la marina se trouve la Medina. Espèce de centre commercial avec boutiques diverses, nombreux bars et restaurants… Un espace ludique avec manèges divers …

    Images intégrées 3

    Images intégrées 4

    Et aussi deux superbes plages de chaque coté du port, avec du sable très fin sur des dizaines de km.

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8

    Arrivé dimanche, Je rencontre le directeur de la marina lundi matin. Pascal est très sympathique. Le bateau sera sorti de l’eau demain mardi pour effectuer le carénage. Les gars de la marina se chargeront de tout : grutage, karcher, peinture de la coque. Tout semble bien se présenter ! Les rumeurs sur le travail d’arabes seraient elles une légende infondée ?

    Lors du grutage, il a fallu gouter à l’eau trouble du port pour ajuster l’emplacement des sangles ! heureusement la température permet de se jeter à l’eau facilement.

    Une fois sorti de l’eau, le Karcher se met au boulot ! Pendant ce temps je pars à Berkane, cité voisine de 25 km, avec un plaisancier rencontré la veille, qui me fait visiter la ville et m’emmène chez un tourneur pour effectuer enfin une poulie correcte pour mon alternateur d’arbre. Déjeuner à Cap de l’eau ! résultat 30 € pour que mon alternateur puisse me gaver d’électricité ! Merci le Maroc.

    Jeudi Je pars chercher ma blonde à l’aéroport avec la navette de la marina. 1h à attendre sa sortie devant l’aéroport. Ici on ne peut rentrer dans l’aéroport, plan vigipirate ! Et les horaires, c’est comme la SNCF chez nous : toujours du retard, mais de combien, on ne sait jamais !!!

    A la marina, toujours pas de peinture pour Carpe Diem : pas encore commandée. Tant pis, je renonce au vert prévu, et accepte de lui donner une robe bleu marine disponible dans sa taille. Emporté par l’attrait du prix, je me laisse tenter par une 2°. Grosse erreur : non disponible. Résultat, pas de 2° couche avant lundi prochain !!! 1 semaine au sec, c’est long quand on vit à 3 m de haut, avec les sanitaires à ½ heure de marche ! mais de toute façon, en Afrique, il faut prendre son temps pour ne rien faire !

    Images intégrées 9

    Images intégrées 10

    Heureusement, j’avais mis le zodiac à l’eau, cela nous permettait de traverser le port en 1 mn et d’accéder à la capitainerie, aux sanitaires … ainsi qu’ à Marjane, le supermarché de la Médina. Il nous rend bien des services, jusqu’à ce que je passe mon genou à travers le boudin. Il était bien mûr après des années de bons services !

    Images intégrées 11

    Images intégrées 12

    Du coup je le donne à la marina, et commande une nouvelle annexe que je réceptionnerai à Melilla, enclave espagnole en Afrique. (plus facile, pas de dédouanement …)

     Cela nous laisse le temps de visiter Saidia tout proche, accessible en bus pour 4 Dhm ! Vendredi resto couscous pour 50 Dhm…

    Les souks sont un vrai choc culturel pour nous, que ce soit à Saidia ou à Berkane !!! Propretés, odeurs, c’est nouveau pour nous petits européens raffinés.

    Images intégrées 13

    Images intégrées 14

    Images intégrées 15

    Images intégrées 16

    Images intégrées 17

    Ici pour se rendre d’une ville à l’autre, c’est le taxi. Mercedes sans age bien sur ! 10 Dhm par personne.

    Images intégrées 18

    Demain, nous laisserons cette Saidia bien sympathique, pour rejoindre l’Espagne toute proche : Melilla.

    Dommage encore que cette marina ne soit pas plus remplie, car elle possède de nombreux atouts, son prix, sa sécurité, la gentillesse de son personnel …

     

  • Escapade en solo

    Escapade en solo

    Un douloureux évènement nous tombe dessus de manière inopinée, et Micheline prend dans la foulée un avion direction La Réunion pour une semaine. Ce drame soudain laisse une drôle d’ambiance à bord chargée d’émotions pour chacun. Mercredi Micheline s’en va, Jeudi c’est au tour d’Alexandre, je me retrouve seul à bord. Juste le temps de ranger un peu, puis décision est prise de partir et avancer vers le sud de l’Espagne. Au moins cela fera moins de miles à faire lorsque ma blonde éplorée reviendra. J’envisage même de rejoindre Saidia au Maroc pour y faire le carénage de Carpe Diem.

    Depuis le départ d’Alexandre, le mode vacances est terminé. Place maintenant à la Grande Croisière. Oubliées depuis longtemps les montres, elles sont rejointes par les calendriers. Plus de dates, plus de jours !!! On vit une journée après l’autre. Pour la suite, on verra bien. On sera où demain ? Je vous répondrai après-demain !

    Cela ne nous empêche pas de penser à ceux que l’on a laissé en partant : famille, amis. Que ce soit une pensée particulière pour Jean-Pierre resté à Bandol, Daniel que l’on n’a pas pu revoir en Sicile, mais aussi et surtout Martine et Jean-Paul que l’on a lâchement abandonné en Grèce. Nous n’oublions pas bien sur les amis (es) de Toulon. Afin de ne pas faire d’inventaire à la Prévert, car je ne peux les citer tous, Je les embrasse bien fort !

    Cela fait longtemps que je ne me suis pas retrouvé seul à bord, cela fait aussi du bien, mais la plus difficile chose est de se lever à 4 h lorsque le réveil essaie de me tirer du sommeil ! Direction Sud, jusqu’où ? on verra bien. Moteur toute la journée, et finalement ce sera Alicante qui me recueillera afin de faire un plein de gazole, et passer quelques heures de sommeil. La côte est jolie jusque Calp, mais plus on se rapproche d’Alicante, plus elle se couvre de building tous plus hauts et moches les uns que les autres.

    Images intégrées 1

    Images intégrées 2

    Images intégrées 3

    Images intégrées 4

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8

    Images intégrées 9

    Images intégrées 10

    Images intégrées 11

    Au petit matin, je quitte le port juste derrière un voilier norvégien. Il prend la même direction que moi. Après un peu de moteur, le vent arrive comme prévu. A la voile, rapidement je le rattrape puis le distance. Grosse erreur de ma part, car ce sera l’un des deux seuls bateaux que je verrai de la journée !

    Voile jusqu’à Carthagène, en silence. Cela fait du bien de ne plus entendre mr Perkins travailler et demander son salaire en gazoil. Cette fois, je choisis la cala Cortina. Elle est étrangement fermée par un barrage flottant. Qu’à cela ne tienne, je mouille juste avant dans 11 m d’eau, non sans mettre mon orin afin d’éviter la même péripétie qu’à Ibiza. Seul au mouillage, quel calme !!! Du moins jusque 4h30 quand le réveil me sort des bras de morphée. En effet, je voudrais rejoindre Alméria, avant demain de traverser vers l’Afrique. Encore une grosse journée en vue. Je quitte ce mouillage calme vers 5h. Une fois sorti de l’abri de Carthagène, le vent me pousse allègrement. Rapidement, me trotte l’envie de profiter de ce vent jusqu’au bout. Il est prévu 25 nœuds.

    Changement de programme : direction Saidia direct. Ce sera un petit test seul avant d’autres navs plus longues. Tous les ingrédients sont là : vent (25 à 30 nœuds, houle, cargos…). Ca me fait une petite ballade sympa de 170 miles. Sympa, sauf toujours cette p…n de houle. Entre chiens et loups, le vent est à 30 nœuds, et les cargos sont au rendez vous. J’en compterai jusque 11 autour de moi en même temps. Mr AIS fait son boulot, mais certains décident de me croiser à moins d’1/2 miles. Pas grave, avec le vent, Carpe Diem reste bien évolutif, au cas où … La grosse dizaine de derniers miles sera effectuée au moteur, faute de vent, mais toujours cette garce de houle.

    Péripétie du jour : Alors que tout va bien, Carpe Diem apprécie cette brise, je m’aperçois que quelque chose de bizarre se passe au niveau de l’étai. Je vais donc contrôler ce qui s’y passe, et là un frisson m’envahit. L’enrouleur de génois n’est plus fixé au bateau. Les 2 pattes en inox sont détachées. La croisière aurait pu s’arrêter là, faute de mat, si celui-ci avait voulu apprendre à nager !!! Ni une ni deux, je retourne rapidement à l’arrière et enroule doucement cette voile d’avant, tout en cogitant une manière de réparer. MaC Gyver surgit alors, et utilise des boulons de 12 récupérés sur mon ancienne annexe, et après maints allers retour jusque l’avant, je peux rehisser correctement le génois. tout est maintenant OK ! Le plus bizarre est que j’avais contrôlé les 2 boulons originels il y a quelques semaines.

    En découvrant les jetées du portde Saidia, elle est toujours là, d’1,5 m. Je suis joueur, mais lorsque, à quelques dizaines de mètres de la jetée du port, le sondeur me donne 3,3m je fais demi tour. L’entrée est piégeuse. Il ne faut pas serrer cette digue avant de l’avoir passée, puis il faut la raser une fois qu’elle nous protège. Depuis mon départ de Carthagène, je n’ai vu aucun bateau de plaisance ! Un jet vient  m’accueillir, car faute d’avoir répondu à mes appels VHF, il vient me guider, c’est un des marins de la capitainerie. Ici c’est l’Afrique. La marina est très grande, très protégée (de la mer et du reste !!!). Dès les amarres posées, visite de la douane, de la gendarmerie, de la police. Photocopies des papiers (acte de francisation, assurance, passeport) en multiples exemplaires, mais chacun perd une feuille, donc rebelotte. S’en suit une petite sieste réparatrice, puis visite des alentours de cette marina.

     

  • Espagne

    Espagne

    Le retour sur le continent se passera au début au moteur, puis Eole se réveillera et nous poussera jusque Valence. Nous poserons nos amarres peu avant minuit au Real Club Nautico, pour 25 € la nuit. Nous y passerons 3 jours, le temps de visiter Valence, et de déposer Alexandre à l’aéroport, car pour lui, le temps est venu de nous quitter et de rentrer pour préparer la rentrée scolaire.

    Images intégrées 1

    Images intégrées 2

    Images intégrées 3

    Images intégrées 4

    Images intégrées 5

    Images intégrées 6

    Images intégrées 7

    Images intégrées 8

    Images intégrées 9

    Images intégrées 10

    Images intégrées 11

    Images intégrées 12

    Images intégrées 13

    Images intégrées 14

    Images intégrées 15

    Images intégrées 16

    Images intégrées 17

    Images intégrées 18

    Images intégrées 19

    Images intégrées 20

    Images intégrées 21

    Images intégrées 22

    Images intégrées 23

    Images intégrées 24

    Images intégrées 25

    Images intégrées 26

    Images intégrées 27

    Images intégrées 28

    Images intégrées 29